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David Lappartient : « La piste, l’enjeu majeur de ce mandat »
Écrit par Comite Technique Piste   
01-03-2013
   L’entretien du dimanche. Seul candidat à sa propre succession,
David Lappartient a été réélu hier matin à la tête de la fédération française.
Ce Breton de 40 ans entend poursuivre ses réformes, avec notamment l’ouverture l’an prochain du centre national du cyclisme à Saint-Quentin-en-Yvelines.
Il vise également plus haut : l’UEC, en attendant l’UCI ?
  Finalement, c’est très court un mandat ?C’est pour cette raison qu’il en fallait un deuxième.
Quatre ans, c’est trop court si on veut installer dans la durée un certain nombre de réformes, surtout aussi importantes que la mise en place du Centre national de cyclisme à Saint-Quentin. Moi, j’ai envie de le voir sortir de terre.
Ça fait huit que je suis dessus !
Moderniser, c’était l’idée de ce premier mandat ?L’essentiel était de bouger les choses et vraiment mettre la fédération au service des clubs. Et changer la vision de notre fédération qui avait un peu l’image de Trésor Public !
Vous êtes deux jours et demi par semaine sur Paris, est-ce suffisant aujourd’hui ?Certains de mes collègues d’autres disciplines ne sont pas aussi présents que moi dans leur Fédération ! Je suis président, pas PDG. Nous avons embauché un Directeur Général, un Breton au demeurant (Olivier Quégniner), chargé de mettre place la politique décidée par les élus. Nous avions une culture où le président décidait de tout, y compris de la couleur du papier peint ! J’ai souhaité fonctionner différemment. Physiquement, c’est assez lourd. Je ne ferai pas ça toute ma vie.
Parfois, on reproche au président une gouvernance solitaire et bretonnante ?C’est parfois dur de suivre un président qui a toujours envie d’avancer… Et puis, c’est un pouvoir présidentiel renforcé. Il y avait beaucoup de gens de l’Ouest et de Bretagne au sein du bureau exécutif. Un rééquilibrage s’est opéré. J’ai fait attention à ce que l’ensemble de la France soit bien représenté.« Je ne veux pas être le président qui a coulé la fédé »Avez-vous conscience que votre directeur général, ancien d’ASO et de l’UCI, fait l’objet de nombreuses critiques ?
Si vous m’aviez dit que tout le monde l’appréciait, je vous aurais répondu qu’il ne remplit pas bien sa mission. Il n’est pas là pour être populaire mais efficace. Il a toute la confiance du président, ce qui est l’essentiel.De quoi le président est-il le plus fier sur ces quatre premières années ?
Déjà d’avoir fait aboutir le dossier de Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est une vraie victoire. Ça va positionner la fédération à un autre niveau. Au total, c’est 120 millions d’euros. Fier de voir des records de licenciés. Une croissance de 3 % tous les ans, il faut la tenir ! On grimpe dans toutes les catégories, y compris la route. Satisfaction également d’avoir une fédération qui continue de performer même s’il y a des choses à dire.
Enfin d’avoir redonné aux clubs la fierté d’appartenir à la FFC.
À terme, Saint-Quentin ne va t-il pas peser sur les finances de la fédération ?
Le cadre financier de notre intervention est défini. On sait où l’on va pour les trente ans à venir. Globalement, cela va nous coûter 260 000,00 € supplémentaires par an. Ça fait 2,50 € par licenciés même si l’idée est d’aller chercher les ressources ailleurs (La FFC a signé un partenariat avec Big-Mat France pour 250 000,00 €). Si nous n’avions pas fait attention, on pouvait finir dans le décor.
Dans vingt ans, quand je rentrerai là-dedans, je ne veux pas que l’on dise : tiens, c’est le président qui a coulé ou mis à mal la fédération.
« La DTN n’a pas su suffisamment s’entourer »On parlait de la vitrine. La politique fédérale est impulsée par la DTN. Ne regrettez-vous pas le choix d’Isabelle Gautheron ?Il ne faut pas se voiler la face. Pas mal d’entraîneurs m’ont fait part des soucis qu’ils rencontraient. Je pense que nous avons une DTN de qualité, une femme qui travaille, s’investit, connaît le vélo mais qui sans doute n’a pas su suffisamment s’entourer.
Il lui a manqué un bras droit sur lequel s’appuyer. Cela a généré toutes ses erreurs de communication. C’est un enjeu majeur du mandat à venir.
Vous avez votre idée pour la suite ?J’ai une petite idée (Florian Rousseau ?). Le Ministère n’a pas voulu lancer l’appel à candidatures avant les élections, sauf qu’Isabelle a annoncé son départ en octobre. On aura donc perdu cinq mois, je le regrette.
Le président avait, semble t-il, l’idée de s’entourer également d’une personne renommée mais elle a refusé. Est-ce exact ?
Il a dit non, non pas parce qu’il ne croit pas au projet, il le faisait saliver, mais purement pour des raisons personnelles. Ce n’était pas un cycliste. Qui nous dit qu’il sera éloigné de l’équipe…Un mot sur Laurent Jalabert, en charge de l’équipe de France route ?Je ne sais pas s’il va poursuivre. Il faut que je m’entretienne avec lui. On va dire que le milieu professionnel n’a pas toujours facilité sa tâche. Laurent Jalabert, c’était 15 000,00 € par an. C’’était le même prix si c’était un autre.La piste française est en souffrance, comment la revitaliser ?La piste est un enjeu majeur, l’enjeu majeur du mandat. La défaite de Grégory Baugé à Londres m’a vraiment marqué. Je me suis dit, mince, toi le président, qu’aurais-tu pu faire de plus pour qu’il soit champion olympique ? L’ambition est de lui donner les moyens, à tous les niveaux, en terme de recherche, de préparation, de matériel, de coaching, de finance aussi.
Il ne perd pas une fois en quatre ans contre Jason Kelly et aux JO, il n’y a pas match.
Peut-on continuer à vivre justement avec Hyères et l’INSEP ?Je ne pense pas. Pas à très haut niveau. En revanche, je souhaite qu’Hyères puisse continuer à être dans le parcours de l’excellence sportive. L’agglomération de Toulon a mis beaucoup d’argent sur le vélo, on ne peut pas partir comme des voleurs !
Le 6 février dernier, vous avez tenu une conférence de presse où il a été question de révolution du cyclisme professionnel. N’êtes-vous pas allé trop loin ?Il faut être franc. Je n’ai pas l’impression d’avoir été totalement perçu comme je l’entendais. On a souhaité retenir que le retour des équipes nationales sur le Tour alors qu’on veut agir également sur le calendrier, l’éthique, la gouvernance et le classement. La réponse d’ASO ? Il y a des non qui veulent dire oui. Le système peut aussi d’abord être mixte. Clairement on est attendu dans la démonstration du modèle économique. C’est la prochaine étape. Aujourd’hui, on va dire : M. Lappartient, vous êtes un farfelu ! C’était une manière de répondre à l’idée d’une ligue fermée. On ne se laissera pas faire là-dessus. Après, nous avons présenté le projet d’une équipe multidisciplinaire et mixte.
C’est une vraie révolution dans l’approche du haut niveau. On ne trouvera pas de partenaires pour financer la piste, le BMX et le VTT sans la route comme produit d’appel.
« Avec Tchmil, il y a match ! »Ce projet n’avait pas fait l’objet de concertation avec la Ligue et Marc Madiot au préalable ?Non et je l’assume complètement. J’irai le présenter début mars à la Ligue, c’est prévu.
Comment trouver autant d’argent ? Vous avez parlé de 20 millions d’euros ?Déjà parce que c’est la fédération ! Pour Saint-Quention en Yvelines, j’ai trouvé en deux rendez-vous de vingt minutes, six millions d’euros. On ne prête qu’aux riches. C’est un projet qui se veut ambitieux mais nullement en concurrence avec les groupes sportifs professionnels. Ce n’est pas notre intérêt. Nous avons essayé de travailler avec eux pour la piste ou d’autres disciplines mais ce n’est pas leur priorité. Je respecte, je ne critique pas, je constate. Donc, on se débrouille tout seul. Si on a lancé ce projet, c’est que nous avons assuré nos arrières… Il faut être réaliste, c’est pour janvier 2015.
Pourquoi briguer le 3 mars prochain la présidence de l’UEC (Union européenne) face à Andreï Tchmil ?C’est une manière de porter une certaine vision du cyclisme ou l’éthique est au cœur des préoccupations, avec une ligue ouverte et non fermée. Ce n’est pas une structure démentielle. Il existe un salarié pour faire tourner la boutique ! En revanche, le président a un rôle politique très important. J’ai bon espoir mais il y aura un vrai match…Doit-on considérer cette élection comme un marche pied vers l’UCI ?
Aujourd’hui, je ne suis pas candidat à la présidence de l’Union cycliste international et je ne sais pas si j’y serai un jour… Si le président du cyclisme (Pat Mc Quaid), avec lequel j’entretiens de bonnes relations, l’entend, il y a aucune raison que l’on ne puisse pas travailler ensemble. Je n’ai pas de plan de carrière. Je ne vais pas à l’UEC pour être président de l’UCI. D’ailleurs, jamais un président de l’UEC n’a été président de l’UCI.
 
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