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Tournée internationale de François Pervis au Japon
Écrit par Comite Technique Piste   
30-11-2012
   

(Source : FFC)
François Pervis vient de remporter coup sur coup trois "grandes finales" de keirin au Japon. Le Mayennais de l'INSEP s'est imposé à Yahiko, Nara et Matsuyama hier. "Je cours ces épreuves avec un plus gros braquet que lors des compétitions internationales de keirin, explique le coureur de Florian Rousseau, alors que je cours sur un vélo en acier pas rigide du tout et que les courses se déroulent en règle générale sur des vélodromes découverts.

C'est un autre monde, mais je gagne beaucoup en force physique et mentale car j'ai toujours huit coureurs Japonais qui courent contre moi pour me faire perdre, voire même me mettre sur le toit.

J'affûte mon sens tactique et ma lecture de la course à tel point qu'ils en sont devenus l'un et l'autre tranchants (rires!).
Je n'ai de toute façon pas le choix car pour gagner être fort ne suffit pas ! Les conditions météos deviennent en plus difficiles car nous sprintons alors qu'il fait cinq degrés et nous n'avons pas le droit de toucher notre vélo un heure avant le départ de chaque compétitions.

Chaque sprint est un combat. Mon tout premier souci est de ne pas tomber, mon deuxième but est de prendre mon "pied" et après les résultats suivent ou pas..." L'autre particularité du keirin au japon c'est qu'il se court tous temps, même sous la pluie. "Les pistes sont drainées ici, ajoute François Pervis. Je suis indépendant dans ce pays. Je m'entraîne quasiment tout seul, tout le temps.

J'adapte et choisis mon type d'entraînement en fonction de la disponibilité des pistes de l'école du keirin, de la météo mais surtout de ce que me dit mon corps. Je m'entraîne et les watts sont là, je prends donc un grand plaisir à faire ce que je fais et j'en tire surtout une certaine fierté. Le plus dur pour moi reste les barres de squatt en musculation à réaliser seul. J'ai peur de me casser en deux sans parade.

Mais là aussi cela me fait progresser autant physiquement que mentalement. Il m'arrive souvent de ne croiser personne durant toute une semaine et cela me convient. J'essaye en quelque sorte de retrouver une paix intérieure après un épisode post-olympique traumatisant pour moi et qui a laissé beaucoup de traces. Je tente désormais de me tourner vers Rio, mais Londres a ouvert une grande plaie qui n'est pas encore refermée...
"
 
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